Fanfiction écrite pour ma chère Martine pour son anniversaire le 03 mai 2003
Auteur: Naëlle
J'espère que vous allez vous aussi apprécier... n'hésitez surtout pas à me le faire savoir, ok ?
Inquiétudes
Je regarde ma cigarette se consumer dans le cendrier. Je lai allumée et tiré une seule bouffée dessus. Même cela narrive plus à ma calmer. Je suis désemparé, bien que je ne le montre à personne. Personne ne connaît jamais le fond de mes pensées à part peut-être quelquun pour qui je suis aujourdhui dans cet état et encore, je ne suis pas sûr quil me connaisse vraiment.
Jai toujours eu lhabitude davoir ce que je voulais. Absolument tout. Et pourtant, aujourdhui, ni mon argent, ni le pouvoir que jexerce sur certains ne peut maider. Je suis seul face à une situation devant laquelle je naurais jamais pensé me retrouver.
~ ~ ~ ~ ~
Je relis encore une fois le rapport que vient de me remettre lun de mes indics. Mais rien ! Rien qui ne men apprenne davantage. Rien Depuis plusieurs jours maintenant, je vis dans une angoisse constante. Pourquoi dois-je revivre cela encore une fois ? Je métais pourtant promis de ne plus jamais mattacher à personne afin de ne pas me retrouver dans le même état que par le passé. Et pourtant il a fallu quil se fraie un chemin vers mon cur que je croyais pourtant avoir asséché. Aujourdhui, je minquiète. Je minquiète pour le seul ami que jai. Je ne veux pas le perdre. Il y a pourtant bien longtemps que je sais que les choses ne vont pas du tout dans le sens que je veux mais je ne supporterais pas de le perdre.
~ ~ ~ ~ ~
Les nuages deviennent de plus en plus noirs dehors, et ma cigarette nattend que moi dans son cendrier. Mais je ne veux pas bouger. Je regarde lextérieur. Je pense à tous ces gens dehors qui connaissent mon nom. Aucun dentre eux ne peut soupçonner mon désarroi. Ni ceux qui me connaissent par le nom que je partage avec mes frères et ma sur, ni ceux qui me connaissent par mes écrits. Comment pourraient-ils ne serait-ce quimaginer le cauchemar que je vis ?
Il mest
souvent arrivé dimaginer quune telle situation pourrait arriver. Et pourtant,
à aucun moment je nai, ne serait-ce quenvisagé que je serais réduit à
attendre sans rien pouvoir faire.
Lorsque je lai rencontré pour la première fois, sous un arbre de lécole, je
naurais pas pensé que nous ne nous quitterions plus. Je naurais jamais
imaginé quil ne rentrerait dans la police que dans le seul but de me protéger.
Le téléphone près de moi reste désespéramment silencieux. Cette attente va me rendre fou. Il faut que je sorte.
~ ~ ~ ~ ~
Tout à lheure, le téléphone a enfin sonné. Sans réfléchir, je me suis précipité à lendroit quon mavait indiqué. Mais il faut croire que tout le monde sait que je suis prêt à aller nimporte où pour le chercher et quils en abusent. Après tout, ce nest que la vingtième fois que je me rends dans un endroit désert pour finalement mapercevoir que ce nétait quune farce dun mauvais plaisantin. Et pourtant, même si je dois me déplacer encore et encore, je le ferais. Certain doivent se demander ce que jai à sortir et rentrer sans raison apparente. La raison est toute simple pourtant. Je ne veux pas prendre le risque de rater une piste. Non, je ne veux surtout pas faire cette erreur. Je ne me le pardonnerais jamais sinon. Cest pourquoi, quelque soit le nombre de fois où je devrais me déplacer pour rien, je le ferais sans relâche, jusquà ce que je trouve quelque chose de concret.
~ ~ ~ ~ ~
Je suis toujours dans ma chambre dhôtel. Je crois que pour la première fois de ma vie jen veux à mon frère. Il a posté une dizaine de gardes devant chez moi et je suis à présent confiné dans cet endroit. Jai pourtant besoin de sortir ! Pourquoi Hajime sinquiète t-il autant pour moi ? Ce nest pourtant pas moi qui suis en ce moment même certainement entre la vie et la mort. Cette pensée me rend encore plus fou que jamais. Je nose même pas penser que peut-être que je ne le reverrai jamais. Non, je veux chasser cette idée de mon esprit.
Je devrais peut-être appeler le « petit » pour lui dire ce qui se passe. Pour la première fois de ma vie, je ne sais plus quoi faire. Pourtant, il faut bien que je fasse quelque chose. Mais pour ce qui est dappeler le « petit », je devrais peut-être demander dabord à Hashiba ce quil en pense.
Hashiba un nom que je connais bien. Je le connaissais depuis plusieurs années. Mais je naurais jamais pensé recroiser son chemin. Lorsque je pense à lui, quelque chose en moi ladmire et en même temps, une autre partie de moi le déteste. Pourtant, je sais que je nai aucune raison de lui en vouloir. Il ne ma rien fait. Pourtant pourtant, lorsque je vois à quel point il a lair de tenir à « lui », et surtout, cette façon naturelle quil a de le lui montrer Jai limpression de ne pas lui arriver à la cheville.
~ ~ ~ ~ ~
Toutes ces allées et venues autour de moi vont me rendre dingue ! Personne na lair de se rendre compte dans quel état je me trouve. Mais quy a-t-il daussi étonnant lorsque lon sait que je cache si bien mes émotions quoique lorsque jy pense, mon masque impassible et enjôleur a commencé à se craqueler il y a de cela environ trois ans. Lorsqu « il » est devenu mon partenaire de travail.
Jimagine que Yôko doit être elle aussi à la recherche dindice nous permettant de « le » localiser. Elle a lair de beaucoup tenir à lui. Je me demande si elle ne serait pas un peu amoureuse, en fait.
~ ~ ~ ~ ~
Plus jy pense, et plus je me demande s « il » est conscient du nombre de personne qui tienne à lui. Cest amusant, car même cette femme que je viens de rencontrer il y a quelques jours à lair de beaucoup lapprécier. Cette Yôko Nozoe, elle a lair de beaucoup tenir à lui. Je me demandais pourquoi au début, mais à présent, je crois que si elle réagit de cette façon, cest dabord parce quelle a vu à quel point Hashiba lui était attaché.
Hashiba je me demande pourquoi il nappelle plus. En fait, vu la façon dont je lui ai répondu la dernière fois, cest peut-être normal après tout.
Je veux sortir. Je sais me défendre et jai besoin de prendre lair.
~ ~ ~ ~ ~
Jespère que Tsuzuku na rien dit à il de biche. Je ne veux pas quil sinquiète. Il risque de penser que cest encore de sa faute. Mais il ne faut pas. Nous navons pas le droit de lui imposer une nouvelle épreuve. Cest encore un enfant et il na pas besoin de ça en plus. Pourtant, jaimerai bien le voir. Cest étrange comme je me suis attaché à Toshirô aussi. Mais pour linstant, je ne me fais pas trop de soucis pour lui. Dès que jai vu Owaru entrer dans la pièce où nous étions, jai tout de suite eu confiance en lui. Je sais quil protègera il de biche. Je nai donc aucun souci à me faire à ce niveau là.
Je devrais peut-être appeler Tsuzuku pour savoir sil a des nouvelles. Mais non, je ne vais pas le faire. Après tout, je sais très bien que même sil nen donne pas lair, il est mort dinquiétude et je ne doute pas un seul instant que sil avait ne serait-ce que la plus infime nouvelle, il mappellerait. Je me demande dailleurs ce quil fait. Est-t-il derrière son ordinateur à écrire une nouvelle histoire ? A moins quil ne fasse la même chose que moi à fumer cigarette sur cigarette. Il va dailleurs falloir que je sorte pour racheter un paquet.
~ ~ ~ ~ ~
Je viens de raccrocher le téléphone. Hajime navait pas lair particulièrement ravi que je le dérange en pleine réunion juste pour lui demander de rappeler ses gorilles sil voulait les retrouver en un seul morceau. Je pense quil ne comprend pas combien je suis attaché à Sasaki. A moins peut-être quil ne le comprenne en amplifiant mes sentiments, ce qui expliquerait peut-être quà de nombreuses reprises il mait reprocher dêtre partit de la maison familiale et dhabiter alors que ce nétait même pas pour habiter seul. Je pensais pourtant avoir été assez clair.
Ca y est, jentends enfin des bruits de pas dehors, indiquant le départ de « mes » garde du corps. Je vais enfin pouvoir sortir et penser à autre chose.
~ ~ ~ ~ ~
Dans la rue, le bruit me semble plus assourdissant que jamais. Jenvie tout ces gens qui ne savent pas ce que nous risquons de vivre si mon petit il de biche ne parvient pas à décrypter la boîte de Pandore à temps.
Aujourdhui, je ne pense même pas au député Sawada. Pourtant, les campagnes qui sont faites pour lui devraient me rappeler son bon souvenir. Cependant, je pense tellement à Sasaki que toutes mes pensées semblent bloquées sur lui. Même lorsque je pense à Toshirô, cest en rapport avec ce qui risque darriver à cet ami que je me suis fait sans rien demander. Je ne comprends dailleurs pas vraiment pourquoi il sest ainsi attaché à moi à moins que ce ne soit linverse qui ne se soit produit. Mais quelle importance, en réalité, de savoir qui sest attaché à qui ? Ce qui compte aujourdhui, cest quil nest plus sur lenquête que nous menions, et que jaurais peut-être dû laccompagner pour que rien de tout ceci narrive. Mais je lui fait tellement confiance que je nai pas pensé un seul instant quil aurait pût lui arriver quoique se soit. Malheureusement, je suis à présent sans nouvelle et je vais peut-être re-sombrer dans ce qui a fait mon quotidien depuis plusieurs années après la disparition du fiancé de Yôko. Je ne suis pas sûr de pouvoir revivre ça.
~ ~ ~ ~ ~
Je suis enfin dehors. Cependant, contrairement à mes attentes, cela ne me procure aucun bien. Voir tous ces gens dehors samuser alors que moi je souffre mexaspère plus quautre chose. Je suis un parfait égoïste, je le sais, mais je ne peux pas changer cela.
Alors que je mapprête à passer devant un drugstore, une silhouette familière en sort : « Hashiba »
~ ~ ~ ~ ~
Je ne mattendais pas à voir le numéro deux du groupe Imonoyama devant moi. Que fait-il ici ? Question idiote ! Il doit chercher la même chose que moi et avoir envie de penser à autre chose. Mais comment une telle chose pourrait-elle être possible quand on sait que ce qui les lie quoique en y réfléchissant bien, même moi je ne le sais pas vraiment.
* * * * *
Les deux hommes se rapprochèrent lun de lautre à pas lent. Chacun voulait demander à lautre sil avait des nouvelles, mais à leur démarche respective, ils surent, lun et lautre que cela ne servirait à rien. Lorsquils arrivèrent à la même hauteur, le temps se figea quelques secondes et le plus jeune prit la parole :
- Vous ne pouvez pas abandonner.
- Je sais
- Je suis sûr quil va bien.
- Si tu savais comme je te déteste quand tu affiches ta belle assurance alors que je sais très bien quil nen ai rien en réalité.
- Je ne suis pas inquiet !
- Pourtant, tu devrais Il marrive même de penser que tu es le responsable de ce qui arrive.
- Vous avez raison. Je suis peut-être coupable de sa disparition. Cependant, je nai pas le temps de me lamenter.
-
- Et vous non plus vous navez pas le temps de vous permettre cette fantaisie. Sasaki a besoin de vous, alors ne le laissez pas tomber.
Hashiba ne prit même pas la peine de répondre et continua sa route en direction du métro. Il voulait à présent rentrer et poursuivre ses recherches.
Tsuzuku, quand à lui navait même pas attendu de réponse et avait lui aussi repris sa marche. Après tout, Sasaki avait aussi besoin de lui et il ne flancherait pas.
Fin
Commencé et achevé le 20 avril 2003
Si vous voulez m'écrire un
petit mot au sujet de cette histoire, rien de plus simple, vous n'avez qu'à
remplir ce petit "formulaire" ^_^
Vous n'êtes pas obligé de remplir tous les champs, mais sachez que sans votre
adresse e-mail, je ne pourrai pas vous répondre ^_~
Lorsque vous cliquerez sur "envoyer", veuillez attendre, vous allez être automatiquement redirigé ici au bout de 5 secondes. Par contre, vous verrez de nouveau ce que vous avez écrit, mais si sur la page précédente c'était noté "Envoi de mail réussi.", c'est que c'est tout bon, vous pouvez continuer à surfer tranquillement, j'aurai votre message ^_^
Retour à la page des fanfictions